Scoppia il malessere sociale tra le fasce più deboli della popolazione confinate a casa e abbandonate dallo Stato

Giusto pochi giorn fa concludevamo un nostro articolo affermando che alla crisi sanitaria sarebbe seguita quella sociale pronta ad esplodere…

Proprio ieri a Kasserine vi sono stati scontri tra cittadini esasperati dall’assenza di semola e farina sul mercato e polizia che ha usato gas lacrimogeni per disperdere la folla che si era accalcata in prossimità di un magazzino all’ingrosso.

 

Quasi contemporaneamente è saltata fuori la notizia che un membro del parlamento, Mohamed Zaabi, eletto in una lista indipendente, che nella zona possiede un mulino e una fabbrica di semola, avrebbe speculato sulla vendita della semola contribuendo quindi alla mancanza di fornitura per i commercianti al dettaglio (questo personaggio da almeno dieci anni è stato accusato dello stesse crimine in varie occasioni).

Lo stesso giorno in un sobborgo di Tunisi, a Mnihla altri cittadini esasperati hanno bloccato la strada dando alle fiamme pneumatici dopo aver scoperto, giunti agli sportelli della posta, che il contributo di 200 dt (circa 60€) promesso dall’ultimo decreto del governo per alcune categorie svantaggiate non era ancora stato versato.
Anche in questo caso è intervenuta la polizia…

Anche nella grande banlieue “calda” di Ettadhamen i cittadini si sono riuniti in sit-in davanti la sede della delegazione e sono stati dispersi dalla polizia.
Il giorno dopo, è stato annunciato l’inizio dell’esborso di tale contributo per le prime due categorie, a cui seguiranno altre in maniera scaglionata.
In tutti questi casi il decreto anti-assembramento (a causa del coronavirus) è stato usato strumentalmente dalle forze dell’ordine.
Siamo solo all’inizio…

Les enseignants et les syndicats contre le soi disant enseignement à distance autoproclamé

Les messages des professeurs d’université et des syndicats se multiplient contre la proposition du Ministère de l’Enseignement Supérieur de procéder à l’utilisation d’une plateforme télématique (à laquelle seuls 16% des étudiants est inscrit).

Avec cette plate-forme télématique, les enseignants doivent télécharger des fichiers pdf et les étudiants les télécharger et les lire à la maison, il est donc difficile de définir cette méthode “d’enseignement”.

Pour cette raison, les étudiants lancent une campagne avec les slogans “Je ne suis pas un lecteur distant” et “pour une université publique, démocratique et populaire”.

Voici quelques messages de professeurs d’université, dont beaucoup sont publiés sur la page fb “professeurs d’université” liée au syndicat de l’UGTT.

ce post est en cours de mise à jour

Messages jusqu’au 31 mars:

Abdelkader Hamdouni (Fgesrs UGTT)

ملاحظة عابرة للقارات

التعليم عن بعد ليس وضع درس على منصة

عيون الكلام

أنا عبد القادر حمدوني أستاذ الرياضيات في الجامعة التونسبة،

عملت تكوين في التدريس عن بعد في تونس وفرنسا،

وقت بداية الحظر فكرت مع مجموعة من الزملاء في تدريس طلبتنا عن بعد،

ولكن برشة زملاء اعلموني اللي ما عندهمش حواسيب في ديارهم وانهم يستعملوا حواسيب مكانبهم ومخابرهم،

برشة طلبة أعلموني اللي ما عندهمش حواسيب ولا تلفونات ذكية،

برشة طلبة اعلموني اللي يسكنوا في مناطق ما فيهاش تغطية الشبكة.

وبرشة وبرشة،

انا كيف عديد الزملاء نؤمن بالمساواة بين طلبتنا،

وما نقبلش نفضل طالب على طالب،

وما نقبلش نقري طالب مرتين الاولى عن بعد والثانية حضوري، وطالب نقريه مرة واحدة حضوري،

أنا عاهدت نفسي شرف مهنتي أني نكون عادل بين طلبتي،

لذلك،

قررت وانا مقتنع كل الاقتناع أني نكمل الجزء المتبقي من البرنامج وقت اللي ترجع الأمور

اني نعطي الامتحان كان على اللي قريته حضوري،

أني نضحي بعطلتي ووقتي ولكن ما نضحيش بطلبتي،

حكاية التقدم والتطور والتكنولوجيا موضوع ثاني باش نرجعلوا في وقت آحر

عاشت الجامعة شعبية

 

Faten el Meddah

Quand je pense à une étudiante à qui j’ai envoyé autrefois des corrections mais elle n’a pas répondu à mon mail, j’ai essayé de la joindre sur son tel mais je suis tombée sur son père qui m’a promis de me rappeler dès qu’il descend de la montagne … il est berger et ce numéro est pour toute la famille mais que mon étudiante garde quand elle est à Tunis pour rester en contact avec ses parents. J’avais honte de moi, car à un moment, je me suis énervée…

Quand je pense aux étudiants qui ne rentrent que pour les vacances parce qu’ils ne peuvent pas se payer « le luxe » de voir fréquemment leurs familles… je me sens frustrée de ne pas pouvoir les aider…

Quand je pense aux parents qui se privent de tout pour envoyer leurs enfants étudier et que le pc ou internet est un « luxe » qu’ils ne peuvent pas se payer … mais que nos dirigeants prennent pour conditions basiques …j’ai honte de faire partie de ce corps…

Et vous osez parler de l’enseignement à distance ?

Mes chers étudiants… restez bien chez vous à la maison et je serai présente pour vous quand les cours reprendront…

 

Henda Araibi (ISMP Tunis)

 

المهم هي الصحة والسلامة من هذا الوباء وما دون ذلك لا يهم

ان شاء الله تتعدى الازمة وما نسمعوش اخبار توجعنا على احبابنا وزملائنا وطلبتنا وسنعوض ما فات لجميع ابنائنا دون استثناء

 

Ahmed Boujarra (FLSH Sousse)

En réaction à la précipitation

Je veux bien que l’enseignement à distance se transforme en réalité tunisienne. C’est la voie de l’avenir immédiat. Profiter de ce mal “mondial” pour nous mettre au diapason de l’évolution en matière d’éducation, c’est une demande que le syndicat auquel nous appartenons par le passé et par le présent exprime et a exprimé. Mais aujourd’hui et immédiatement, vouloir que l’enseignement à distance, résolve deux problèmes en un: achever l’année universitaire dans des bonnes conditions et empêcher la généralisation de la contamination par Coronavirus et dans des délais qui respectent l’échéance des vacances d’été, c’est trop demandé “”نحبوها سباقة وجراية وما تاكلش الشعير”.

Laissons de côté, nos étudiants qui ne connaissent de la toile que facebook et ne se connectent qu’ à partir de leurs téléphones et non d’un ordinateur personnel, les enseignants qui ont la charge d’assurer cet enseignement à distance ne disposent ni de bons ordinateurs, ni d’une bonne connexion, certains et sont en nombre important, et contrairement aux exigence du temps, ne se sont ni dans le numérique, ni dans l’enseignement à distance, que devons nous faire d’eux, d’elles, des charges d’enseignement qu’ils et elles assurent et de leurs étudiants et étudiantes.

De plus, et depuis le confinement, le débit est si changeant et si faible, même dans les grandes villes qu’il n’est pas possible de se connecter régulièrement, que dire d’organiser des liens d’éducation et de pédagogie à distance, pour pallier au problème réel du moment.

La réalité du sous développement de nos deux systèmes d’éducation et de santé est réelle. Vouloir sauter dessus, sans vision, stratégie, planification, participation et moyens ne peut que leur faire plus mal.

La Tunisie d’aujourd’hui a plus mal qu’hier, mais trouvera les solutions pour s’en sortir. L’année dernière et grâce à tous les enseignants et enseignantes du FGERS, à tous lés étudiants et étudiantes affilié(e)es et non affilié(e)s à l’UGET, au conseil des universités et à l’autorité de tutelle, nous avons réussi. Cette année aussi, nous saurons trouver la solution à ce problème et à ce défi, dans le respect de l’éthique et de l’équité et la justice sociale.

Prière chercher et choisir d’autres qualificatifs que le populisme, car pour être populaire aujourd’hui, comme par le passé, il faut être dans l’air du temps, il est si confiné qu’il nous a conduit(e)s au confinement.

 

Slim Laghmani (UGTT)

A propos du communique officielle du ministere:

Cet “Avis” dit la chose et son contraire, donc il ne dit rien.

 

Moncef Guebsi (UGTT Sfax)

حاولت منذ حين تجربة التواصل مع الطلبة عن بعد

اتصلت بي إحدى الطالبات لإصلاح عمل كلفت به، هي تسكن بلدية الأسودة من ولاية سيدي بوزيد، ومرتبطة بشبكة الأنترنيت في المنزل ولها حاسوبها الشخصي (يعني محظوظة نسبيا)، قضيت معها نصف ساعة أتجرع مرارة ما خلفه سوء الأحوال الجوية على شبكة الأنترنات، فالاتصال كان متقطعا جدّا وفي الكثير من الأحيان لا نسمع بعض وبالتالي لا تصل المعلومة كما يجب. قضينا ألوقت في التثبت من أن ما قلته لها مفهوم أم هي بحاجة إلى الإعادة. وفي الأخير لم نتمكن من إنجاز 2 بالمائمة من موضوع الاتصال. ارحمونا وارحموا الطلبة، فما هو متوفر حتى بالنسبة للمحظوظين لن يفي بالحاجة. دعونا نعمق المشاورات في أشكال التعليم الممكنة في ما تبقى من السنة

 Hafedh Chaabane (FLSH Manouba)

بيان وزارة التعليم العالي هو بيان أعرج ومرفوض.. لا دخل للطلبة في حسابات بعض الأطراف الموازية التي تدفع نحو الخوصصة ولا تنازل عن خيار الجامعة الشعبية والتعليم الديمقراطي.. الدروس الحضورية هي الأصل بيداغوجيا وهي الضامن الوحيد لمبدإ تكافئ الفرص بين الجميع وضمان حق التعليم لأبناء كل الفئات الشعبية.. سنكون إلى جانب طلبتنا دائما وسنؤمن لهم دروسهم وامتحاناتهم ولو اضطررنا للعمل صيفا.. حينما تبسط العدالة الاجتماعية وتتوفر الامكانيات للجميع ويتلقى الأساتذة والطلبة التكوين المناسب ويتم وضع التشريعات سننخرط في التعليم الرقمي..

حافظ شعبان: أستاذ ونقابي

Fayçal Baklouti

Depuis une semaine, un de mes collègues a fait l’initiative de diffuser un formulaire GoogleForms aux étudiants pour connaître le nombre des étudiants qui possèdent des connexions Internet continues et stables et leur répartition au niveau de notre institut. Suite au sondage, sur 1615 étudiants inscris nous avons reçu les réponses de 375 étudiants seulement presque 25%. C’est encore trop faible pour conclure. Soit que l’information n’est pas bien répandue ou les étudiants n’ont pas vraiment les moyens pour se connecter. Pour les réponses reçues il y a des filières qui sont presque à ZERO réponses, 18.9 % déclarent qu’ils n’ont pas les moyens pour se connecter, 30% seulement utilisent des connexions ADSL (donc fiable et continue) le reste des connexions 3G/4G. Autre chose 69.8% utilisent des Téléphones pour se connecter. Donc probablement ils n’ont pas des Pcs. Déjà on est une institut d’informatique et de gestion donc pour les autres branches litteraires les statistiques vont êtres moins bonne pour la connectivité des étudiants. Donc fgesrs a fait le bon choix de ne pas adopter l’enseignement à distance qui est une solution non équitable pour les étudiants.

Zayed Hammami

باهي يا سيدي..خلّينا نكونوا عقلانيّين..من العيب ان يقع اتّهامنا نحن كجامعيّين نقابيّين بأنّنا كلاسيكيّون رجعيّون رافضون لأيّ سياق تجديد..كنّا و لازلنا ننادي و نسعى دوما لابتكار طرق تدريس جديدة، خصوصا في العلوم الإنسانيّة التي يموت بعضها نتيجة تحجّر طرق تعليمها..و نعرف أنّ كلّ سعي للتّجديد يحتوي على عديد المخاطر..و في هذا الظّرف بالذّات..خطر على مخاطر سيجعل الأمور تتشعّب أكثر..أحنا نعرفوا آش عنّا..أحيانا عمليّات بسيطة في الإحصاء و الطّرق الكمّيّة، يردوا عليك الطّلبة..”سايسنا مسيو، عنّا ثلاثة سنين ما قريناش رياضيّات”..و نعرفوا إنّو أحيانا تبعث درس عام عر وسائل التّواصل، يجيك شكون يقلّك ما وصلنيش..نحن لسنا ضدّ التّجديد..بل نحن الأقدر على إقناع طلبتنا به و تهيئتهم للعمل به..و نحن لسنا دعاة فوضى..عمناول نجحنا في كسب ثقة طلبتنا و إقناعهم بالعودة لمقاعد الدّراسة بعد ما ركبوا روسهم و تملّكهم الخوف عقب قرار تلك الإجازة البائسة..عمناول أقنعنا زملائنا بأن ننهي السّنة الجامعيّة رغم أنف الفوضويّين..لسنا دعاة فوضى..لكنّنا نرفض تلك القرارات الفوقيّة الفجئيّة..التّدريس عن بعد مكسب كير..و سنقنع به طلبتنا حين تمرّ الأزمة..و سنتعامل به متى توفّرت الإمكانيّات لذلك..

#عاشت_الجامعة_العامّة_للتّعليم_العالي

#نقابيّون_و_نفتخر

Moncef Guebsi

أكيد أنّ عصرنا هو عصر التّغيّرات المتسارعة وخاصّة في مجال العمل، حيث مكّنت وسائل الاتّصال الحديثة والتكنولوجيات المتطورة من استحداث آليات مبتكرة وناجعة للعمل أوجبت التّخلّي عن الأشكال التّقليدية التي كانت سائدة قبل القرن الحالي. ولقد غدا العمل عن بعد من بين الأشكال المنتشرة جدا وخاصذة ما يسمّى Télétravail، وفي هذا النموذج يمكن أن نتوصّل إلى نتائج قد تكون أنجع من العمل التقليدي داخل الورشات والمصانع والفضاءات الجماعيّة.

غير انّ التّعليم عن بعد، ورغم ما يمكن أن تنتج عنه من مزايا وفي مستويت عدّة إلاّ أنّه لم يتمكّن من احتلال المكانة التي يستحقّ حتّى في أغنى البلدان وأكثرها تقدّما تكنولوجيّا، وفي تونس لم ننجح بعد في ترسيخ مثل هذا التّعليم، ولذلك حين فاجأتنا الكورونا نجد بعض الأصوات قد ارتفعت لتقدّمه على أساس أنه الحل لتجنب شبح السنة البيضاء وخاصة في الجامعة، لكنّ الأمر وإن بدا يسيرا إلاّ أنه على غاية من التعقيد إذا أخذنا بعين الاعتبار عدّة أبعاد تهمّ كافّة الفاعلين والمعنيين به وخاصة الطّلبة والأساتذة، ومنها الأبعاد اللّوجستية من حيث امتلاك الأدوات اللازمة لإنجاح هذه العملية (امتلاك الحاسوب أو أية وسيلة أخرى للارتباط بشبكة الأنترنات، مدى توفر الربط الكافي لتوفير ربط مسترسل وقوي يوفر حظوظا متساوية بين كافة المتعلمين…)، وكذلك الأبعاد الاجتماعيّة والمهنيّة (في علاقة بساعات العمل مثلا) أو كذلك في علاقة بالجوانب البيداغوجية والتي تهم خاصة تقييم المكتسبات والامتحانات…

لكل هذا وغيره كان لا بدّ من التريث والإعداد الجيد مستقبلا لمثل هذا الإجراء الذي لا يمكن ان يكون هو الأصل والتعليم والبحث الحضوريين هو الاستثناء، بل على العكس من ذلك تماما، فالتعليم الجامعي الحضوري في كافة أرجاء المعمورة بقي إلى اليوم هو القاعدة رغم كثرة الحديث عن ضرورة التفكير في جامعة الغد أو حتى الحديث عن انتهاء المدرسة والجامعة بوجودها المادي الكلاسيكي. وعوضا عن كلّ هذا لا بدّ من التفكير الجدي في فتح ملف التعليم الجامعي في تونس بغية مزيد الارتقاء به وتوفير مزيد من الإمكانات المادية والبشرية خاصة حتّى نهيّء جامعاتنا لتحديات ليس أقلها مواجهة بعض المفاجآت غير السارة مثلما حدث مع الكورونا حين اكتشفنا أن بيتنا أوهن من بيت العنكبوت، وبقينا بانتظار رحمة بلدان ابتعدت عنّا سنوات ضوئيّة لا لشيء إلاّ لأنها فكّرت في مستقل شعوبها منذ مئات السّنين، في حين بقينا كالعادة ننتظر رحمة العالمين

Fgesrs UGTT

تونس في 23 مارس 2020

 

أمام الاعتماد المتسرّع وغير المدروس للتعليم عن بعد من قبل وزارة التعليم العالي والبحث العلمي:

دعوة للتريّث ولاعتماد التشاركية في البحث عن حلّ لإنقاذ السنة الجامعية

 تعيش الجامعة كما البلاد ظرفا استثنائيا نتيجة انتشار وباء كورونا مما نتج

عنه تعليق الدروس قبيل عطلة الربيع بثلاثة أيام رغم تصاعد النداءات بالتعجيل في اتخاذ هذه القرارات، ومنذ ذلك التاريخ وأمام تصاعد وتيرة تفشّي هذ الوباء تعدّدت الإجراءات الصحية والوقائية وصولا إلى الحجر الصحي و حظر الجولان،

 هذا وقد فوجئت الجامعة العامة للتعليم العالي والبحث العلمي بإعلان وزارة التعليم العالي والبحث العلمي عن اعتماد خيار التدريس عن بعد معلنة عن جدولة لتطبيق هذا القرار،

 انخراطا منا في الحظر الصحي الشامل وإيمانا منّا بضرورة اتخاذ الإجراءات الأكثر صرامة في وجه انتشار وباء الكورونا المصحوبة بإجراءات مرافقة لصالح أبناء الفئات الاجتماعية الفقيرة الذين لا قبل لهم بالتخلي عن مصدر رزقهم وملازمة بيوتهم لأنّ في هذه الحالة فإنهم مهددون بالموت جوعا ومرضا، وبإجراءات مرافقة مماثلة لصالح آلاف الطلبة الذين لا يملكون لا حواسيب ولا يتمتعون بتوفر الشبكة العنكبوتية في المناطق النائية والداخلية الذين يقطنونها،

فإنه يهمّنا كجامعة عامة للتعليم العالي والبحث العلمي وانطلاقا من حرصنا على سلامة

كل المتدخلين في العملية التعليمية وعائلاتهم أن نعلن عما يلي:

1/ لم تقع استشارتنا أو تشريكنا في مناقشة الوضع واتخاذ الأشكال المناسبة، وكأنّ استثنائية الوضع تعني التخلي عن كل ما هو تشاركية وديمقراطية في التسيير،

2/ التعليم الحضوري لم يعد ممكنا الآن لما يمثله من خطر على صحة المتدخلين

وعائلاتهم عبر توفير بيئة مناسبة لانتشار العدوى، ويندرج في هذا الإطار حديث الوزارة عن استعمال دور الثقافة ودور الشباب من طرف الطلبة غير القادرين على استعمال التعليم عن بعد ( الأمر ونقيضه)،

3/ التعليم عن بعد ليس البديل الوحيد للتدريس عن بعد، فتراجع الوباء في شهر جوان مثلا قد يسمح لنا بالعودة إلى التدريس الحضوري وإن كان ذلك بصفة متأخرة، خاصة وأنّ جدولة تطبيق التعليم عن بعد في صياغتها الوزارية الأخيرة هي غير واقعية وتتطلب توفير شروط نجاحها،

لكافة هذه الحيثيات، ندعو سلطة الإشراف إلى التريّث وتجنّب الحلول المتسرّعة، والعمل بالمقابل على التروّي في دراسة كافة الاحتمالات والحلول الممكنة، وذلك من أجل تلافي السنة البيضاء واعتماد حلّ واقعي يضمن مصداقية الشهادات والتكوين الجامعي دون التفريط في مبدأ تكافؤ الفرص بين عموم الطلبة الذي قد يدخل بعضهم في حركة مقاطعة واسعة تزيد في تعفّن الأوضاع..

 

الكاتب العامّ: حسين بوجرّة

إتحاد الأساتذة الجامعيين الباحثين التونسيين ijaba

الخميس 26 مارس 2020

إتحاد الأساتذة الجامعيين الباحثين التونسيين “إجابة”

إعلام

انعقدت اليوم جلسة عمل بين وفد من المكتب التنفيذي لإتحاد الأساتذة الجامعيين الباحثين التونسيين “إجابة” ممثلا في المنسق العام نجم الدين جويدة والمنسق العام المساعد زياد بن عمر والمنسق المساعد عبد القادر بوسلامة ووفد من وزارة التعليم العالي ممثلا في السيد وزير التعليم العالي والسيد مدير الديوان والسيدات والسادة مستشاري الشؤون النقابية والإعلام.

تمحور اللقاء حول آليات إنجاح التعليم عن بعد في ظل الوضع الاستثنائي الذي تعيشه بلادنا. بعد أن قدمت الوزارة رؤيتها وتحضيراتها للتعليم عن بعد، أعرب ممثلو نقابة “إجابة” عن مواصلة دعمهم لهذا التمشي الذي أعلنا عنه سابقا في بياننا بتاريخ 15 مارس 2020 مع ضرورة مزيد الإعداد الجيد من خلال تخصيص كامل شهر أفريل للتحضير اللوجستي والإعلام والتسجيل والتكوين وحسن الإحاطة بالطلبة والأساتذة. كما اعتبر ممثلو نقابة “إجابة” أن هذا الظرف سيكون بمثابة لبنة أولى للمرور إلى التعليم الرقمي وتجربة تساعد للوصول لمواصفات الجودة العالمية فمن رحم الأزمات تخلق الحلول ويتسارع تطور الشعوب.

أكد جميع الأطراف على ضرورة إيلاء البحث العلمي المكانة التي يستحقها وضخ الإمكانيات اللازمة لتطويره مستقبلا فمقياس تطور الشعوب هو البحث العلمي.

هذا وأكد إتحاد الأساتذة الجامعيين الباحثين التونسيين “إجابة” على ضرورة التشاور وبناء علاقة شراكة اجتماعية وتعاون في كل المجالات مستقبلا وإرساء مناخ من الثقة من خلال الإنصات لمشاغل الجامعيين والعمل على حل مشاكلهم وقد عبرت الوزارة عن تجاوبها وأكد السيد الوزير على نيته دعم منهج تشاركي فعلي واحترام مبدأ التعددية النقابية المضمون دستوريا.

Insaf Machta

Enseignement à distance?

En train de télécharger des logiciels pour concevoir des outils d’accompagnement pédagogiques (pas de cours à distance, je suis contre). Avec la qualité de la connexion que nous avons depuis le confinement, ça prend des plombes, ça échoue, tu re-télécharges et tu reçois des notifications d’échec, et rebelote, tu reprends, etc.

Pour qu’on maintienne le contact, pour le partage des documents dans les espaces classroom ou par mail mais cet accompagnement à distance ne peut remplacer les cours présentiels. C’est une question d’équité et de pédagogie aussi. Un petit sondage auprès des étudiants connectés à mes espaces de cours a révélé que 30°/° seulement ont des ordinateurs personnels, les autres se connectent avec leur smartphone (le plus souvent avec une connexion 3G et très peu d’espace alors que je suis censée leur demander de télécharger des vidéos entre autres) ou utilisent un ordinateur familial partagé avec les autres membres de la famille. J’ai posté un lien pour le téléchargement d’un film. Beaucoup d’entre eux n’ont pas pu le télécharger (par manque d’espace sur le smartphone – regarder un film sur un smartphone est du reste une hérésie – soit à cause de la connexion). L’une des étudiantes s’est confiée à moi par mail suite à un message que j’ai partagé sur la page du département et qui consistait en une question sur les moyens dont ils disposent pour travailler (c’est une étudiante que je n’ai pas en cours d’ailleurs mais qui a été manifestement encouragée par mon post) : “je me connecte à internet avec mon smartphone qui n’est pas très performant, je consulte les publications sur la page FB du département, à chaque fois que mes profs annoncent une publication sur classroom et nous demandent de la consulter, j’angoisse parce que je ne peux avoir accès à cet espace avec mon smartphone”. J’en ai eu les larmes aux yeux. Par ces temps de vulnérabilité, l’obligation de rendement, l’impératif de sauver coûte que coûte l’année universitaire et peu importe si certains sont broyés par manque de moyens est moralement problématique. Il faudrait peut-être mettre en berne cet impératif de rendement par les temps qui courent. N’est-ce pas là l’un des enseignements de cette crise? Est-ce que le ministère qui nous somme depuis plus d’une semaine de passer à l’enseignement virtuel peut prendre en compte cette réalité inhérente aux conditions de travail des étudiants? Et puis, pourquoi sommes nous tenus de les interroger sur tout le programme? On les interroge sur des aspects qui auront été abordés en présentiel. Pour nous en tout cas dans les départements de lettres, c’est la méthodologie, la qualité de la rédaction et de la réflexion que nous mettons en valeur, pas les connaissances. Pour moi, faire un commentaire de texte ou d’images et le publier, ça n’a aucun sens si l’étudiant ne s’exerce pas par lui-même à faire le commentaire, s’il ne met pas la main à la pâte et si son travail n’est pas discuté par ses camarades et par moi. Pour un accompagnement par le partage des documents mais pas pour qu’on remplace les cours présentiels par des cours à distance, accompagnement qu’on n’a pas cessé de pratiquer sur la page FB de notre département depuis des années, du reste. Prête à travailler jusqu’à juillet en présentiel. Ne creusons pas les inégalités qui sont déjà considérables! La Faculté des sciences juridiques (Ariana) a publié un communiqué insistant sur l’équité et le syndicat de l’enseignement supérieur a publié également un communiqué où il dénonce la non concertation dans la prise de décision par le ministère et où il insiste aussi sur l’égalité des chances.

Shams Radhouani Abdi (prof. Agrégée Kef)

RIEN DE ME MET EN COLÈRE PLUS QUE ÇA.

JE PISSE SUR LE MINISTRE. JE PISSE SUR LE MINISTÈRE. Nos étudiant.e.s du Nord-Ouest, venant des villages et des montagnes, ne pourront jamais prendre vos cours virtuels de merde sans Internet, sans smart phones, et sans ordinateurs, parfois même sans électricité. Nos étudiant.e.s issu.e.s de famille appauvries ne pourront jamais prendre vos cours virtuels de merde alors qu’ielles sont face à des circonstances de besoin et de pénurie dans ces moments difficiles.

Encore une fois, l’Etat s’adresse à certaines catégories du peuple, minorant les plus sous-privilégié.e.s, qui sont en réalité, une majorité.

Continuez de semer les inégalités, mais ne venez pas pleurer la colère des générations à venir quand elle prendra le dessus.

JE REFUSE DE FAIRE PARTIE DE L’ENSEIGNEMENT À DISTANCE.

PS: Comment je gère les cours avec mes étudiant.e.s ne me concerne que moi, بطبيعتها الوزارة مستقيلة من المهامّ من هاك العام.

C’est ce qu’il faut. Nous pouvons tous travailler pendant les vacances d’été ou travailler des heures supplémentaires au cours de l’année universitaire à venir afin d’assurer le principe de l’égalité des chances.

Université populaire. Éducation démocratique. Culture Nationale.

منذر اليوسفي (ISL Gabes)

عن التعليم عن بعد في تونس

بداية، أكون من أكبر المستفيدين من قرار كهذا إذ أتخلص شهريا من ألف ومائتي كيلومتر سفرًا وعشر ساعات من مزود/راي الأحزان.

أما بعد، فلنتناول الموضوع من منظور كل المتدخلين فيه:

  1. الوزارة: أصرّت إلحاحا على الهروب إلى الأمام متجاهلة افتقار أجزاء من الوطن للماء والكهرباء فضلا عن تغطية الهاتف والانترنات حتى رضخت حفظا لماء الوجه لجعل التعليم الافتراضي خيارا مؤقتا لا يغني عن مواصلة الدرس متى تسنى ذلك. ولئن وجب شكر مجهود القائمين على مشروع جامعة تونس الافتراضية فمن الواجب كذلك ملاحظة أن التغطية كارثية وأن الإصلاح لا يكون مُسقطا ولا مُتسرعا وإن كان مشروع الأهداف.
  2. الأساتذة: لئن رفض بعض الأساتذة الانخراط في هذا المسار رفضا لترقيم التعليم وانتصارا للطرق التقليدية فقد شنّع البعض الآخر على كل الرافضين ورموهم بالتخلف والكسل ودعوا إلى انتهاز الفرصة للتطور مهما كانت التكاليف فانتهج بعضهم مقاربة ‘التدريس كما اتفق قصد الحفاظ على العطلة الصيفية المقدسة’ من برج عاجي يفترض (أو لا يلقي بالا تجاه) قدرة كل الطلبة على المشاركة في هذا المسار لدواعي تقنية أو مادية. وأعتبر، والعديدَ من الزملاء، أن المعيار الأساسي هو العدل ولذا أرفض هذه المنصة بشكل قاطع إن لم يتمكن طالب تونسي واحد من الانتفاع بها حفاظا على مصداقية التكوين وإنصافه.
  3. الطلبة: لئن استغل بعضهم الظرف الراهن للدخول في بطالة دراسية مُبررة فإن العديدين حريصون على إنقاذ السنة الجامعية غير أن الإمكانيات لا تتيح لهم جميعا هذا على قدم المساواة. وأرى أن واجب هؤلاء الآن التقيد بالحجر الصحي والمساهمة قدر المستطاع في توعية محيطهم وحمايته والاستفادة من فترة الفراغ في تدارك نقائصهم وتعزيز مهاراتهم والاستعداد في الوقت المناسب لاستئناف التعلم.

 

محمد علي هلال (UGET Gabes)

A certains professeurs qui copient le billet de monsieur le directeur général du ministère comme ” je suis le professeur… et prêt à enseigner. Après et prêt à refaire la leçon et ” et vous profitez de cette expérience et vous la considérez comme une occasion de numérisation et par ” L’évolution naît de l’utérus des crises ” N’êtes-vous pas triste de priver certaines de vos demandes de ce ” plaisir ??? N’êtes-vous pas triste pour une large catégorie qui ne suivra pas cette “digitalisation” comme vous l’avez appelé ?? Ah c’est l’éthique de la profession et le respect des différences individuelles que vous nous avez appris ?? Est-ce que vous construirez une armée d’enseignants capables de changer notre réalité éducative et Communautaire ? Je ne sais pas.

Moi-même en tant qu’étudiant, j’ai toutes les possibilités matérielles et logistiques et j’ai un smartphone et je peux démarcation et suivre, mais je ne le ferai pas et je serai présent à chaque cours de classe et s’il faut prolonger l’année universitaire, vous le ferez et s’il faut enseigner en été Vous le ferez et je ne vais pas manquer une minute de professeur.. Et que tout le monde sache que les attitudes politiques ignobles ne sont pas inscrites au détriment de l’intérêt public et que tout le monde sache que le parti qui pousse ses règles des professeurs vers notre implication dans l’enseignement à distance Grâce à notre foi de principe et je suis sûr que la plupart d’entre vous sont bien conscients que ce geste du ministère est politique par excellence et voyons qui a été fan de sa demande et qui a été un bâton gras frappé par l’éducation publique démocratique pour plaire à sa conscience politique.

 M.Arselène ben Farhat (ISL Gabes)

La crise du coronavirus a dévoilé les failles de notre système éducatif fondé presque exclusivement sur l’enseignement «présentiel » et n’impliquant que d’une façon très limitée et très partielle « un enseignement à distance » jugé très couteux et nécessitant des moyens logistiques qu’il faut renouveler chaque deux ans sinon ils deviennent périmés et donc inopérants. Que faire si le confinement se prolonge ? Comment achever les programmes ? Comment organiser des examens fiables ?

La solution trouvée par le Ministère est de mettre en place sur le champ une université virtuelle qui remplace l’université actuelle paralysée par le coronavirus. Elle sera chargée de mettre en œuvre “une formation à distance” qui permettra aux enseignants d’achever les programmes de chez eux.

Or, il est clair que le problème est plus complexe et le rejet du syndicat de cette solution est, à mon avis, pertinent. Est-ce qu’il suffit, de savoir utiliser un PC pour être compétent en enseignement à distance ? Croyez-vous qu’il soit possible, en une ou deux semaines, de passer d’un mode d’enseignement « présentiel » à un enseignement à distance ? Est-ce qu’ils se fondent sur les mêmes méthodes et les mêmes présupposés didactiques ? Comment doit être conçue et élaborée une leçon à distance ? Comment doivent être organisés les examens ? Est-ce que l’évaluation obéit à la même forme et aux mêmes objectifs en enseignement présentiel et enseignement à distance ? Que faire face aux étudiants qui ne disposent de moyens logistiques pour suivre les cours ? Est-ce que toutes les régions en Tunisie sont couvertes par TELECOM, Orange ou Tunisiana ? Quelle stratégie face à des étudiants se trouvant dans des régions non couvertes ? Que faire si certains prétendent ne pas avoir reçu tous les cours ?

Il faut donc être très prudent aujourd’hui, chercher d’autres solutions et ne pas se lancer dans une aventure informatique hasardeuse, car il s’agit de l’avenir de nos propres enfants.

Il faut laisser passer cette crise et ne pas agir à chaud. Oui, bien sûr, il faut décentraliser l’Université Virtuelle et instaurer à l’échelle de chaque institut et de chaque faculté « un enseignement mixte » qui implique la coexistence de « l’enseignement présentiel » et «l’enseignement à distance » et organiser des séminaires de réflexion et d’apprentissage de l’utilisation des nouvelles technologies en enseignement à distance. En France ou en Italie, dans les grandes entreprises, les employés sont obligés de consacrer une journée hebdomadaire de télétravail chez eux. Ils ne vont pas se déplacer à l’entreprise et sont aussi rentables. Aujourd’hui, ils sont tous confinés et ne font que du télétravail.

L’université tunisienne de demain se prépare aujourd’hui pour faire face à toutes les crises. Elle ne ‘improvise pas dans la précipitation en temps de crise.

Wifak Souilah Jemai (ISL Gabes)

أنا وفاق صويلح جماعي، أستاذة لغة إنجليزية بالمعهد العالي للغات بڨابس، لست مستعدة للتدريس عن بعد و ذلك لعدة أسباب أهمها أن التدريس عن بعد له متطلبات تتلخص في الآتي:

توفر حاسوب لكل طالب له سعة وسرعة عالية، ولديه القدرة على استيعاب المعلومات التي سيتم تخزينها به. إتاحة الفرص والمجال للمتعلمين للوصول إلى مساحة خاصة في الحاسوب المركزي، حتى تسمح لهم بإنشاء صفحات إنترنت تفاعليّة. وضع برامج بين يدي المتعلمين التي تساعدهم على تطوير صفحات الإنترنت وتطويرها وصيانتها أولاً بأول. وجود شبكة اتصال بين الجهة المقدّمة للتعلّم عن بعد، والمستخدم لشبكة الإنترنت لتمكين الطلبة من الوصول إلى جهاز الحاسوب . إتاحة سعة موجة كبيرة، لتمكين الطلبة من الوصول إلى المعلومات بسرعة عالية. توفرّ جهاز Video Server في حال وجود مواد مرئيّة ضمن المادة التعليميّة.

ونعلم جيداً أن لا وجود لكل هذه المتطلبات، بل و نعي أيضاً أن هناك عدداً من معوقات التعلم عن بعد أهمها:

النقص والحاجة إلى التدريب على استخدام شبكة الإنترنت. نقص الكفاءات المؤهّلة لاستخدام البرامج الخاصّة في تصميم صفحات الإنترنت الخاصّة بهذا الأمر. الافتقار إلى بنية تحتيّة تكنولوجيّة. ضرورة توفّر اتصال بين الطلبة وشبكة الإنترنت.

وأخيرا وليس آخرا، أتمنى السلامة والعافية لكل طلبتي الأحباء و زملائي الأعزاء، أرجو أن ألقاكم قريباً بأفضل حال.

 

Mehdi Cherif (ISL Gabes)

Ca arrange tout le monde de sacrifier l’égalité des chances; ça arrange tout le monde de sacrifier les étudiants les plus démunis.

Ca arrange certains professeurs qui ne veulent pas enseigner l’été. Ca arrange le ministère de l’enseignement supérieur qui veut donner l’impression de faire quelque chose. Ca arrange les vendeurs de pc et de smartphones. Ca arrange même une partie des étudiants qui se retrouveront, plus tard, avec moins de concurrence pour trouver un emploi.

Les seuls que ça n’arrange pas sont les plus démunis – et ceux dont la conscience ne permet pas ce sacrifice.

Or ce qu’on oublie, c’est que l’égalité des chances est le ciment qui fait tenir notre société. C’est ce qui légitime les inégalités, ce qui fait que les masses ne se révoltent pas, ce qui fait qu’on ne vient pas demain frapper chez moi – ou me frapper moi et ma famille.

Je n’irai pas sur la plateforme du ministère. Je porterai plainte s’il le faut. Mais je ne participerai pas à ce suicide collectif qu’est l’enseignement à distance des programmes officiels.

Dans un pays où 15% de la population vit dans la pauvreté (INS, 2015); où on s’attend à l’une des crises économiques les plus graves de l’histoire du pays suite à l’épidémie; je ne peux pas cautionner un dispositif méprisant qui leur demande “de se débrouiller, ils ont bien facebook” en oubliant que l’enseignement est hypercompétitif, et qu’il s’agit d’une question d’égalité des chances et non simplement d’accès.

Alors que faire?

  1. Reprendre l’été, ce qui est déjà accepté par les différents syndicats et le ministère
  2. Garantir que les cours en ligne n’avanceront pas sur les programmes, qu’ils porteront sur autre chose.

Faites passer le mot. Ne laissons pas cette catastrophe se produire.

Corona ou pas, en Tunisie, on ne sacrifie personne.

#La_Tunisie_ne_sacrifie_pas_ses_enfants

#Non_à_lenseignement_à_distance

#تونس_ما_تضحيش_بأولادها

#لا_للتدريس_عن_بعد

 

لمعهد العالي للغات بقابس ـ الصفحة الرسمية

28 mars

طلبة المعهد العالي للغات بقابس الأعزاء

اتمنى في هذا الظرف الصعب أن تكونوا جميعا بخير أنتم و كل أفراد أسركم .

ان اهم أمر اليوم هو المحافظة على صحتكم، فالرجاء احترام تدابير الحجر الذاتي وكل الإجراءات الوقائية الأخرى.

ان كل أساتذة المعهد و الإداريين والعملة مجندون لاستكمال السنة الجامعية في احسن الظروف وحريصون على ان تكون جميع التدابير المتعلقة بسير ما تبقى من السنة الجامعية مراعية للمساواة وتكافؤ الفرص والإنصاف بين جميع الطلبة .

ليس المهم متى نعود إلى الدراسة وكيف ننهي السنة الجامعية ، المهم ان لا ينقص منا أي استاذ او طالب او إداري عند العودة.

في الختام أدعوكم للانتباه لصحتكم واملي ان نلتقي بالمعهد في اقرب الآجال.

د.حافظ بن عمر

مدير المعهد العالي للغات بقابس

FLSH Kairouan (contraire) avec le communiqué du 30/03/2020

 

 

LE OPERAIE DI KAIROUAN IN PRIMA LINEA NELLA LOTTA CONTRO LA DIFFUSIONE DEL COVID-19 IN TUNISIA

È di qualche giorno fa la notizia che 150 operaie dell’azienda tunisina Consomed, con sede a Kairouan, hanno deciso di passare volontariamente il periodo di quarantena in fabbrica per garantire la produzione dato che l’azienda in questione produce mascherine e altro materiale sanitario utile per contrastare la diffusione del Covid-19 nel paese e contribuire quindi a salvare vite umane.

La notizia, rigirata da un paio di siti di informazione, è rimbalzata velocemente sui social media accompagnata anche da un video che mostra l’ingresso delle operaie con i propri bagagli in fabbrica (Guarda il Video qui).

È un grande atto di generosità e solidarietà il fatto che queste operaie in questa congiuntura difficile rinuncino alla vicinanza dei propri cari per un fine collettivo, mettendo a disposizione la propria forza lavoro per almeno 14 giorni interi al servizio del proprio popolo.

Alcune di queste operaie hanno dichiarato di essere state sostenute dai propri familiari e di aver fatto questa scelta coscienti della necessità di medici e infermieri costretti a lavorare in condizioni pessime in assenza dell’equipaggiamento adeguato.

Inoltre giungono sempre più testimonianze che molte piccole aziende tessili sparse per il paese, anche individuali, stiano riconvertendo l’attività per la produzione di mascherine di cui c’è sempre più una maggiore richiesta sul mercato.

Tornando alla Consomed, alcune operaie intervistate da un’inviata della BBC hanno dichiarato di essere rimaste in 110 donne e 40 uomini, organizzati in due turni da 8 ore ciascuno: la fabbrica lavora senza fermarsi dalle 6:30 alle 22:30 sfornando 50.000 mascherine al giorno. I 40 uomini sono quasi tutti impiegati nel turno notturno, oltre a ciò sono presenti in fabbrica anche dottori e farmacisti e cuochi con una scorta sufficiente per un mese.

Le quasi 200 persone confinate in fabbrica quando non sono impegnate nei turni di lavoro hanno a disposizione una sala per danzare e per fare esercizi ginnici mentre gli uomini si dedicano al calcio e al basket.

La Consomed è una di quelle aziende totalmente esportatrici che gode del diritto di smerciare dal 30% al 50% della propria produzione nel mercato locale (vedi nostro precedente post).

Ovviamente va da sé che al padrone, Alaouini (che si prende anche fin troppo il merito degli eventi con i media), non dispiaccia che in un momento di crisi per molti settori, stia moltiplicando i propri profitti con la produzione a pieno ritmo e con le misure di sostegno del governo di cui gode.

Sarebbe doveroso, e il sindacato dovrebbe fare la sua parte, retribuire le operaie e gli operai per tutte le 24 ore giornaliere del loro tempo che mettono a disposizione dell’aziende e del paese, questo come primo provvedimento.

Inoltre dato che i tempi di questa crisi sono incerti e sicuramente non brevi, al termina di tale periodo di lavoro volontario in quarantena (che terminerà tra 5 giorni), bisognerebbe garantire a queste lavoratrici il diritto al rientro a casa e procedere con nuove assunzioni per garantire gli stessi ritmi produttivi ma con una maggiore forza lavoro. Ciò avrebbe ricadute positive anche sulla comunità della regione di Kairouan in questo periodo di crisi non solo sanitaria ma anche economica.

Inoltre quanto abbiamo segnalato in questo breve articolo dimostra che il governo dovrebbe sostenere le potenzialità produttive tunisine piuttosto che accettare un “credito d’aiuto” di 50 milioni di euro dall’Italia: ovvero importare beni per un tale valore che poi dovrà ripagare con gli interessi. Ciò mantiene il paese nel circolo vizioso del debito estero non sviluppando l’industria locale, in una parola mantenendo il paese in una condizione neocoloniale.

Piano economico speciale anticoronavirus: regalo alle aziende, l’attuale crisi la pagano i lavoratori tunisini!

Con questo articolo vogliamo concentrarci sul “piano economico straordinario” annunciato dal governo Fakhfakh lo scorso 21 marzo in risposta alla crisi attuale da Covid-19.

Esso dovrebbe essere accompagnato da un piano sanitario di cui attualmente non si hanno ancora i dettagli salvo l’annuncio di voler procedere alla somministrazione di 10.000 tamponi nelle prossime settimane.

Nel piano del governo solo il 15% della popolazione (1,5 milioni di persone) dovrà continuare a lavorare nei settori essenziali mentre i restanti 10 milioni resteranno confinati a casa. Questo annuncio è stato accompagnato dalla parola d’ordine “non perdere né un posto di lavoro né un’azienda”.

Il governo ha quindi stanziato 2.500 milioni di dinari tunisini (800 milioni di €), circa il 2% del PIL, per finanziare tale piano articolato in due gruppi di provvedimenti, uno per i lavoratori e uno per le aziende.

Per quanto concerne i lavoratori i provvedimenti messi in campo prevedono:

  • 300 milioni di dinari (circa 100 milioni di euro) per la cassa integrazione (chomage technique) per operai e salariati
  • 150 milioni di dinari destinati ai poveri sotto forma di sussidi
  • Rinvio di pagamento di debiti bancari per 6 mesi per i lavoratori con un salario fino a 1.000 dinari mensili (poco più di 300 €)

Per quanto riguarda invece le aziende:

  • rinvio del pagamento delle tasse di 3 mesi a partire dal 3 aprile e dei contributi sociali per i lavoratori (CNSS) del secondo trimestre per 3 mesi, nonché dei debiti bancari e finanziari per 6 mesi
  • Circa i debiti fiscali e con la dogana sarà applicato un beneficio settennale.
  • 500 milioni di dinari a garanzia di nuovi crediti per le aziende
  • Restituzione dell’IVA nell’ultimo mese
  • Creazione di un fondo di investimento dal valore globale di 700 milioni di dinari per la ricapitalizzazione delle aziende colpite.
  • Permettere alle aziende totalmente esportatrici di smerciare una quota tra il 30% e il 50% dei propri prodotti sul mercato nazionale.
  • Accordare la possibilità alle società di rivalutare i loro beni immobili
  • Annullamento delle penalità per i pagamenti in ritardo attribuibili all’attuale crisi per una durata massima di 6 mesi.
  • Sospensione provvisoria delle procedure giudiziarie contro i “crimini finanziari”.

Inoltre 500 milioni di dinari saranno invece destinati per rafforzare lo stock strategico di beni di prima necessità del paese (alimentari e medicinali).

Il governo ha anche promesso di impegnarsi perché vi sia una sospensione di due mesi nel pagamento delle bollette di elettricità e gas, acqua, telefono.

Ciò che salta subito agli occhi è che grosso modo 1/5 di questa manovra è diretta ai lavoratori e ai settori sociali poveri mentre i 4/5 sono a beneficio delle aziende.

È bene inoltre ricordare sempre che il 50% dell’economia tunisina è rappresentato dal lavoro nero e dal sommerso: decine e decine di migliaia di lavoratori che non beneficeranno di tali incentivi e che intanto sono stati già messi alla porta dalle aziende per cui lavorano a cui è stata imposta la chiusura in seguito all’ultimo decreto anticoronavirus (altro che non perdere nessun posto di lavoro!).

Più in generale le aziende beneficeranno quindi due volte di queste misure: non sostenendo né i propri lavoratori a contratto né quelli in nero e avendo sgravi fiscali notevoli.

Ma due provvedimenti a favore delle aziende meritano di essere approfonditi:

  • La sospensione delle procedure per “crimini fiscali” è un altro grande regalo che il regime tunisino post-rivolta fa ai grandi uomini d’affari collusi con l’ex regime di Ben Ali, recentemente riabilitati con una sorta di “riappacificazione nazionale” promossa dall’ex presidente defunto Essebsi e duramente contestata da un movimento sorto ad hoc Manich Msemah (io non perdono n.d.a.).
  • Un altro regalo è invece rivolto alle aziende totalmente esportatrici, spesso straniere, che godendo già di enormi benefici (non pagamento imposte per i primi 10 anni, contributi fino al 50% dal governo sul salario dei lavoratori, possibilità di importare macchinari senza pagare la dogana, possibilità di esportare il 100% dei profitti ecc.) si troveranno in una posizione altamente concorrenziale rispetto ai produttori nazionali producenti gli stessi beni.

Capitalisti stranieri che nonostante tutti questi benefici non garantiscono neanche il minimo delle condizioni minime di salute e sicurezza dei lavoratori: recentemente un imprenditore italiano operante a Nabeul si era rifiutato di acquistare guanti e mascherine e a mettere in condizione i lavoratori di rispettare la distanza di sicurezza.

Ricordiamo ancora una volta che il miliardo e 600 milioni di dollari già incassati dalla Tunisia sui 2 miliardi e 800 milioni totali di credito concesso dal FMI è vincolato e non può essere utilizzato per l’emergenza ma per pagare il debito estero. In tal senso un ministro dell’attuale esecutivo è arrivato a dichiarare che la crisi del COVID-19 ha “salvato il paese” dai vincoli ferrei imposti dall’organizzazione internazionale circa le manovre finanziare del governo per poter ottenere la successiva tranche di credito, che ha quindi “chiuso un occhio” nei confronti dell’esecutivo Fakhfakh circa questo piano economico d’emergenza.

Anche in Tunisia quindi, l’associazione patronale UTICA ha fatto pressioni portando a casa il risultato, perché la crisi attuale la paghino i lavoratori, i proletari, il popolo tunisino e non i padroni, con la particolarità che in presenza di rapporti neocoloniali il capitale straniero di provenienza imperialista ha anche avuto la propria fetta di guadagno.

Intanto si moltiplicano gli espropri proletari spontanei con assalto ai camion di farina a Kasserine e più recentemente a Meknassi (governatorato di Sidi Bouzid).

Non solo la crisi sanitaria quindi ma anche quella sociale è pronta a scoppiare…

Coronavirus in Tunisia, secondo aggiornamento – da domani la farsa del “Confinamento totale”.

In una situazione in cui il popolo tunisino prende da sé le proprie precauzioni, contro tutta la retorica razzista che descrive i tunisini come degli incoscienti che non capiscono la gravità dell’epidemia, fa da contraltare il ridicolo balletto istituzionale di annunci di dichiarazioni a cui seguono effettivamente dichiarazioni circa misure totalmente inadeguate o come nell’ultimo caso in cui la massima autorità dello Stato interviene pochi minuti per comunicare con un linguaggio pomposo…. Assolutamente niente!

Ieri sera infatti, dopo una suspense durata 24 ore in cui si attendeva l’annuncio dell’istaurazione di un coprifuoco totale 24h su 24h, il presidente si è limitato ad annunciare un “confinamento totale” in tutto il paese, senza spiegare il significato di tale locuzione.

Poche ore dopo il portavoce del governo ha tradotto in termini comprensibili quali sarebbero le novità:

divieto di spostamenti interurbani

chiusura di tutte le attività non necessarie e delle zone industriali con grandi concentrazioni operaie, i principali servizi resteranno aperti: alimentari, farmacie, banche, trasporti urbani, servizi pubblici di base ecc.

concentrazione delle riserve alimentari e delle medicine nelle scuole che saranno sorvegliate dall’esercito, ciò per evitare ulteriori speculazioni su alcuni beni come farina e aglio com’è successo in questi giorni. Intanto nel governatorato da sempre martoriato di Kasserine, si è assistito ad un primo caso di “spesa proletaria” in cui la popolazione ha assaltato un carico di farina non più disponibile sul mercato da una settimana.

Nessun coprifuoco h24, solo la raccomandazione del presidente di non uscire per futili motivi ma solo per recarsi ad acquistare beni di prima necessità.

Ancora una volta si rimane sul piano del tamponare l’emergenza con misure di isolamento/confino che vengono estese ma non si va al cuore del problema. Anche l’opinione pubblica ormai dà per scontato che la misura necessaria e sufficiente sia il confino individuale e molti richiedono a gran voce e spontaneamente un coprifuoco totale.

In realtà la misura principale per la risoluzione temporanea di questa emergenza sarebbe un massiccio investimento sul settore della sanità in primis per aumentare i posti letto, formare gli infermieri, assumere medici e investire nella ricerca scientifica.

Nelle dichiarazioni del Primo Ministro e del Presidente della Repubblica non c’è traccia di ciò.

Dei 16 milioni di dinari richiesti settimane fa dal Ministero della Sanità non si parla più e si è passati a metodi di fundraising individuali tramite Theleton che puntano tutto sul senso di colpa/solidarietà individuale sviando l’attenzione da chi detiene la vera responsabilità (capitalisti e governo).

Il piano economico straordinario ventilato giorni fa sarà reso noto tra poche ore.

Per attuare misure del genere, un paese semicoloniale come la Tunisia, attanagliato dal debito estero e dagli accordi con il FMI dovrebbe veramente fare passi coraggiosi nel senso della riappropriazione della sovranità nazionale come dichiarare l’insolubilità del debito estero e altre simili misure già esposte da una dichiarazione che riportiamo alla fine di questo articolo.

È evidente che un governo rappresentante una borghesia burocratico/compradora totalmente asservita all’imperialismo straniero (Francia e Italia in primis) non sarà mai in grado di servire l’interesse nazionale e popolare, ne consegue che solo la mobilitazione popolare e la messa in connessione di reti di solidarietà dal basso possa fare pressioni in tale direzione, per inciso è quanto mai urgente l’organizzazione politica della forza soggettiva rivoluzionaria adeguata alla condizione oggettiva del paese.

Oltre a tale necessità, pur con tutte le contraddizioni e seguendo a volte interessi particolari, la centrale sindacale storica UGTT ha sempre svolto un altro ruolo importante: quello di organizzare le lotte economiche, anche tramite le sue ramificazioni locali in maniera autonoma dalla segreteria nazionale (vedi rivolta dei minatori di Gafsa del 2008) ad oggi però, a fronte dell’attuale crisi scaturita dall’epidemia non sembra che vi siano segnali in tal senso. Solo la branca studentesca, l’UGET, si sta mobilitando contro una proposta antipopolare del ministro dell’Istruzione Superiore che ha proposta la ripresa dei corsi online il prossimo 30 marzo utilizzando una piattaforma telematica su cui è iscritto solo il 16% degli studenti universitari. Molti studenti non posseggono tablet e pc e chi vive nelle zone rurali non ha accesso a internet. Infatti la parola d’ordine del sindacato studentesco è quella di “garantire un’istruzione democratica e popolare” per tutti gli studenti. La proposta governativa sembra piuttosto un tentativo maldestro di concludere ufficialmente l’anno accademico infischiandosene delle reali condizioni del paese e dei suoi studenti.

Altro punto su cui far chiarezza: è prassi in Tunisia che per le principali ricorrenze quali giornata dell’indipendenza, della liberazione e dei martiri, il presidente della Repubblica accordi la grazia presidenziale ad alcuni (dei molti) detenuti in cella per pene minori. Ieri 20 marzo, anniversario dell’Indipendenza, oltre 600 detenuti sono stati scarcerati. In questa occasione il presidente ha annunciato che tale misura favorisce il miglioramento della situazione carceraria in questa fase di lotta al COVID-19. Cio’ è pura retorica in quanto nel paese permangono molti reati penali che potrebbero essere depenalizzati, inoltre nel corso dell’attuale inutile coprifuoco, cittadini colti in flagranza sono stati arrestati (è stata annunciata tolleranza zero nei giorni a venire) piuttosto che essere ricondotti al proprio domicilio: un’evidente contraddizione che alcune anime belle della sinistra riformista tunisina e italiana in Tunisia non hanno colto.

Sembra prendere invece forma l’iniziativa di cui si parlava in queste pagine pochi giorni fa circa una piattaforma stilata da medici, ricercatori, giornalisti e militanti in generale, pubblicata il 17 marzo 2020, di cui riportiamo la traduzione in francese. Attualmente è la prima iniziativa autonoma e indipendente dallo Stato da parte di membri attivi della società in prima linea nella lotta contro la diffusione del COVID-19 secondo le proprie forze e capacità, che quindi sosteniamo anche noi, comprese eventuali future iniziative collegate a tale dichiarazione, quanto mai necessarie a fronte della totale insufficienza e inadeguatezza delle misure prese dal governo Fakhfakh e dallo Stato. In grassetto un nostro breve commento ad un punto della petizione:

Nous demandons ces mesures pour faire face à l’épidémie de couronne en Tunisie :

Compte tenu de la propagation rapide de l’épidémie de couronne dans de nombreux pays du monde, en particulier les pays européens du sud. Parce que nous savons tous à quel point les équipements nécessaires dans le système de santé publique sont faibles, nous sommes dans l’initiative populaire pour faire face à l’épidémie de couronne, nous appelons d’urgence les mesures sanitaires et économiques nécessaires pour prévenir la propagation de l’épidémie dans notre pays et sauver la vie de milliers de notre peuple. De même pour veiller à ce que les groupes sociaux les plus vulnérables ne paient pas les conséquences économiques attendues à cette situation exceptionnelle.

Nous demandons donc que les mesures suivantes soient prises immédiatement :

#في_المجال_الصحّي_و_الوقائي:

Utiliser tous les cliniques privées afin d’assurer le plus grand nombre de familles que possible. Non seulement pour les situations qui nécessitent un relèvement mais aussi pour tous les cas de blessure dont la plupart ne nécessiteront pas de relèvement.

Intensification des analyses / tests médicaux pour tous les personnes soupçonnées d’être blessés (y compris ceux qui ont été mélangés et avant les symptômes) SEULEMENT L’OMS, il ne peut contenir la propagation de l’épidémie sans une connaissance précise et rapide Ne sois pas blessé

Suspension des cliniques extérieures et la préparation des hôpitaux publics pour accueillir un plus grand nombre de blessés dans la période à venir, ce qui nécessite leur réadaptation pour effectuer des analyses médicales en personnalisant un laboratoire dans chaque pôle hospitalier universitaire.

L’Hôtel et les espaces publics disponibles pour les opérations de quarantaine, sous surveillance de sécurité et sanitaire, pour les personnes soupçonnés d’être blessés. C’est pour garantir que l’épidémie ne se propage pas parce que la responsabilité de ceux qui ne respectent pas les procédures de quarantaine.

Toutes les usines compétentes pour fabriquer des masques médicaux et autres matériels, équipements et médicaments nécessaires pour assurer les besoins internes.

#في_المجال_الاقتصادي_والاجتماعي:

Imposition d’un état de quarantene globale au niveau du pays pendant deux à trois semaines.

Ce qui signifie que les citoyens restent chez eux et ne se dirigent pas au travail. Les catégories ci-après sont exclus :

Agents de santé médecins, pharmaceutiques, colleurs, réanimation et infirmières / responsables politiques / forces armées, sécurité et protection civile / employés dans les magasins de produits alimentaires ou dans les usines de production de produits alimentaires ou Agriculteurs, travailleurs agricoles / travailleurs postaux, ports et aéroports qui assurent les fournisseurs / bénévoles qui assurent les services nécessaires (en coordination avec l’état).

Dovrebbero essere inclusi anche i quadri sindacali che in questa fase devono attivamente difendere le condizioni dei lavoratori e non riportare passivamente le misure governative nei luoghi di lavoro.

Sarebbe più esatto specificare che gli agenti della sanità e farmacisti assurgano al rango di pubblici ufficiali in stretta coordinazione con i quadri sindacali e i rappresentanti di comitati popolari e dele associazioni di volontariato per assicurare la salute e i bisogni dei cittadini.

Fermeture de tous les boutiques sauf les magasins alimentaires, les pharmacies et certaines stations d’essence.

L’État garantit la distribution et la fourniture de denrées alimentaires pour toutes les villes et quartiers et assurer l’accès des vivres nécessaires à toutes les régions (vivres, médicaments, disques de gaz…) en particulier dans les taudis et les zones rurales reculées. Cela peut être fait par l’armée, les organisations bénévoles (Scouts, croissant-Rouge et initiatives citoyennes en coordination avec l’état).

Ces mesures extraordinaires auront sans aucun doute un coût et des conséquences socioéconomiques énormes.

C’est pourquoi nous demandons qu’ils soient réduits et leurs effets négatifs sur la majorité de la population, en adoptant les #résolutions souverains suivants :

Suspension du remboursement de la dette extérieure et le transfert de ses créances en monnaie difficile en acquisition de fournitures et équipements médicaux nécessaires. Ainsi que pour acheter les matériaux et les machines nécessaires pour fabriquer ce que nous pouvons faire localement.

Encourager et soutenir toute initiative de recherche visant à créer un noyau de fabrication locale de matériel médical.

La banque centrale délivre des liquidités financières suffisantes en monnaie nationale, qui sont déposés dans le trésor de l’état pour orienter les sommes nécessaires aux différents ministères (santé, transports, affaires sociales, éducation et éducation supérieure, armée…).

L’annulation d’amta quatre du chapitre 25 de la loi sur la banque centrale qui interdit à la banque de prêter ou d’acheter ses obligations à l’état.

Accorder une “Prime de protection au foyer” à tous les travailleurs / travailleuses qui seront obligés de cesser de travailler pendant la période du couvre-feu. En particulier les travailleurs / travailleuses non structurés dans des entreprises (par exemple : vendeurs de marchés hebdomadaires, travailleurs restauration et construction, travailleurs agricoles).

Augmentation de l’aide sociale destinée aux “familles défavorisées” et leur permettre de reporter les factures d’électricité, d’eau et d’eau.

Report du versement des allégations pour les titulaires de cartes d’identité fiscales (patinda) et report du remboursement des prêts à la consommation.

Empêcher les petites et moyennes entreprises d’expulser les travailleurs en échange de réduire les actions et leur permettre de transferts exceptionnels pour les aider à payer les salaires.

Cessation immédiate de fournir des matériaux de luxe (voitures, parfums, bananes, aliments pour animaux, alcool étranger et chocolat) pour fournir la monnaie difficile nécessaire.

Empêcher les grandes entreprises gagnantes (en particulier les télécommunications, les banques, les hydrocarbures) de faire sortir leurs bénéfices à l’étranger et de les bénéficier d’une réduction totale des performances si l’état ou aux organisations bénévoles (comme le croissant-rouge).

Imposer des restrictions aux transferts de personnes à l’étranger afin de préserver la monnaie difficile.

Prévenir la sortie des bénéfices des sociétés mondiales et des banques étrangères afin de préserver les devises difficiles.

Empêcher les organisations internationales d’expulser leurs employés et tout leur personnel, de transférer leurs fonds à l’étranger et les encourager à donner des ressources allouées aux activités qui seront annulées aux organisations locales qui s’engagent à l’épidémie.

 

AGGIORNAMENTO – NUOVI PROVVEDIMENTI GOVERNATIVI E PRESIDENZIALI ANTI-CORONAVIRUS: TANTE CHIACCHIERE, POCA SOSTANZA…

Lunedi sera, tre giorni dopo l’annuncio delle prime misure (vedi nostro precedente articolo) il primo ministro Fakhfakh ha aggiornato i provvedimenti dichiarando in aggiunta:

  • la chiusura totale delle frontiere aeree e terrestri (quelle marittime erano state già chiuse) eccetto che per le merci e le operazioni di rimpatrio.
  • sospensione di tutte le manifestazioni sportive (precedentemente si era annunciato di svolgerle a porte chiuse).
  • chiusura di tutti gli spazi pubblici dove i cittadini possano raggrupparsi numerosi (in particolare i mercati settimanali).
  • riorganizzazione del tempo di lavoro in due turni, uno la mattina e uno il pomeriggio entrambi di 5 ore.
  • “preparare” un piano sanitario per aumentare i posti letto (che si aggirano intorno ai 300 nel settore pubblico e 200 in quello privato) con l’aiuto del settore privato e della cooperazione internazionale.
  • “preparare” un piano economico per far fronte alla crisi.

Il giorno dopo, ieri sera, il presidente della Repubblica Kais Saied ha decretato il coprifuoco dalle 18 alle 06 a.m. per un periodo  indeterminato a partire da oggi.

A cio’ va aggiunto che negli ultimi tre giorni vi sono state riunioni tra le parti sociali, il governo e la presidenza della Repubblica, nonostante cio’ nessuna misura concreta è stata annunciata circa i due ultimi punti alquanto vaghi comunicati da Fakhfakh ovvero riguardanti il piano sanitario e quello economico. Anche nel suo messaggio di ieri sera Kais Saied ha accennato a delle misure economiche che saranno approntate ma al momento si è limitato a fare un appello a “dimezzarsi lo stipendio e devolverlo alla sanità per chi ne ha la possibilità”, in tal senso ha dato il buon esempio…

Questo secondo round di disposizioni evidenziano ancora di più la totale insufficienza dell’azione governativa e statale:

  • la chiusura di tutte le frontiere è arrivata tardivamente e solo dopo numerose critiche ma questo, a differenza di quello che molti pensano, è la condizione minima per evitare il diffondersi dell’epidemia.
  • I mercati rionali e cittadini son stati chiusi per limitare i danni, anche se con alcune contraddizioni (ad esempio gli abitanti di Meknassi piccolo villaggio nel governoratorato di Sidi Bouzid, impropriamente classificato come “città”, si sono ritrovati senza beni di prima necessità avendo le botteghe locali esaurito tutta la mercanzia) ma i caffè, i ristoranti e i bar continuano ad essere aperti fino alle 16… Evidentemente decretarne la chiusura getterebbe su lastrico decine di migliaia di persone in assenza del famoso piano economico! 
  • La riorganizzazione degli orari di lavoro in due turni sembra invece una presa per i fondelli… Infatti il turno mattutino va dalle 8:30 alle 13:30 invece quello “pomeridiano” (virgolette d’obbligo) dalle 9:30 alle 14:30. Si tratta quindi di due turni mattutini con una differenza di un’ora: di fatto un grande turno mattutino che concentra tutti i lavoratori del settore pubblico nella fascia oraria tra le 8:30 e le 14:30. Evidentemente cio’ non risolve il problema del congestionamento dei trasporti. Anche qui la mancanza di una coraggiosa misura economica a sostegno dei lavoratori da luogo a palliativi quando in particolare nelle P.A. sarebbe necessaria la riduzione drastica dei lavoratori, garantendo il 100% del salario, e ricorrendo al telelavoro. Inoltre tutte le misure adeguate dovrebbero essere estese anche all settore privato facendo pagare i costi necessari all’UTICA (la Confindustria tunisina).

Sulla questione del coprifuoco, misura invocata anche da alcuni cittadini, è necessario soffrmarsi.

Al di là della sua dubbia efficacia in tale fascia oraria, considerando che già ancor prima della sua proclamazione a partire dalle 16 tutti i luoghi di ritrovo erano già chiusi, il pericolo è quello della deriva autoritaria della giovane “democrazia tunisina” come già sperimentato nei precedenti casi di coprifuoco negli  ultimi anni (rivolta di Kasserine del 2016, rivolte e scioperi nel 2018) inoltre va ricordato che il paese è tecnicamente in “stato d’emergenza” da 3 anni con la limitazione di molte libertà previste da una delle “costituzioni più liberali al mondo”. In uno Stato in cui la polizia nonostante la Rivolta Popolare del 2010/2011 non è mai stata riformata e rimane strutturata ereditando l’ideologia e l’organizzazione del precedente regime, questo provvedimento evidentemente ha il fine non di prevenire la diffusione del virus ma piuttosto il diffondersi della contestazione sociale che probabilmente esploderà a fronte del deteriorarsi delle condizioni di vita in questa congiuntura, complice proprio il governo che non è in grado, come abbiamo visto,e probabilmente non ha la volontà di fronteggiare seriamente l’emergenza.

Un coprifuoco antirivolta preventivo quindi…

A proposito di rivolte, pensando a quelle recenti nelle carceri italiane, anche in Tunisia per garantire il diritto alla salute di tutti, compresi i carcerati, e considerando che qui le carceri sono sovraffollate complice un codice penale che prevede pene di reclusione anche per molti reati minori, dovrebbero essere garantite pene alternative come i domiciliari a molti, se non alla maggior parte, dei detenuti, nonchè un’amnistia.

Solo la mobilitazione popolare puo’ garantire che la maggior parte della popolazione “stia a casa”, che la crisi la paghino i capitalisti garantendo la sicurezza dei lavoratori a casa a pieno salario. Inoltre bisogna esigere che contribuiscan anche gli speculatori stranieri, che da decenni depredano le risorse del paese insieme alle agenzie finanziarie internazionali come il FMI, ad esempio i finanziamenti di quest’ultimo, invece che essere utilizzati “in riforme strutturali” che contribuiscono al contrario a distruggere e privatizzare la sanità e che quindi hanno contribuito oggettivamente alla crisi sanitaria attuale,  dovrebbero essere utilizzati per una massiccia iniezione di capitale proprio verso la sanità pubblica.

A differenza delle lamentele provenienti dalla piccola e media borghesia intellettuale subalterna dell’ideologia neocoloniale, il popolo tunisino in alcuni casi sta dimostrando molta più disciplina collettiva che in altri paesi europei, cio’ dimostra che è possibile organizzare squadre di rifornimento di cibo e medicinali, di medici porta a porta (soprattutto nelle zone rurali).

Coronavirus in Tunisia: emerge una risposta popolare all’insufficienza dei decreti del governo Fakhfakh

 

Anche nel piccolo paese nord africano sono stati rilevati i primi casi di contagio e ieri si è ammessa l’esistenza di un focolaio tunisino.

Il primissimo caso era stato rilevato nella città centro-occidentale di Gafsa (a sud-est di Kasserine), un tunisino proveniente dall’Italia, i successivi 4 casi erano stati segnalati invece nei governatorati settentrionali di Bizerte, Grande Tunisi e Mahdia. Oggi sono stati annunciati 15 casi di contagio in totale, ma è probabile che i casi reali siano superiori considerati gli scarsi mezzi del paese nella rilevazione.

Il capo del governo neo-eletto in carica dal 27 febbraio, ieri sera ha annunciato nuove misure straordinarie, intanto fino a oggi si è proceduti lentamente nella formulazione e attuazione di misure di prevenzione del diffondersi dell’epidemia in Tunisia.

C’è da tenere in considerazione che la Tunisia è un piccolo paese di 11.800.000 di abitanti (poco più della regione Lombardia in Italia) di cui oltre il 65% vive nelle regioni costiere (di cui il 75% in aree urbane) e in particolare nella zona tra Grande Tunisi con quasi 2 milioni e mezzo di abitanti, e Susa, 270.000 abitanti (in un raggio di 160 km) e, proseguendo lungo il litorale in direzione meridionale, a Sfax (la seconda città più popolosa del paese) con 350.000 abitanti e infine Gabès (170.000 abitanti).

L’alta densità della popolazione nelle principali città nonché tale alto tasso di urbanizzazione della popolazione tunisina accentua il rischio contagio. Ciò spiega perché gli ultimi 10 casi di contagio accertati ieri, siano stati registrati tutti nell’area di Grande Tunisi.

Dal primo marzo e fino a pochi giorni fa si effettuavano controlli blandi alle frontiere, con misurazione della temperatura e si raccomandava una quarantena volontaria, senza quindi garanzia di verifica che essa fosse messa in pratica.

Mentre ancora si aspettava l’insediamento ufficiale del governo, il Ministero della Salute aveva richiesto un finanziamento di 16 milioni di dinari tunisini (poco più di 5 milioni di euro) per l’acquisto di materiali negli ospedali (come le mascherine) nonché per rafforzare l’organico del personale medico, ma il Ministero delle Finanze aveva risposto che solo 4 milioni di dt sarebbero stati concessi per il momento (da notare che il paese sta ricevendo quasi 3 miliardi di dollari di finanziamenti dal FMI che evidentemente non possono essere spesi per le necessità dello stato sociale e della salute dei cittadini…). Una cifra quindi totalmente insufficiente, a fronte di un sistema nazionale pubblico totalmente inadeguato a fronteggiare un eventuale epidemia con un solo ospedale in tutto il paese, l’Ospedale Charles Nicole di Tunisi, considerato dall’OMS l’unico ospedale adeguato e che raggiunga gli standard per poter effettuare terapie intensive; inoltre un portavoce di categoria, a fronte di un crescente numero di persone che si reca per eseguire il tampone in strutture private, ha dichiarato che neanche in una di essa è possibile farlo, confermando quanto detto dall’OMS.

A seguito del secondo decreto Conte, lo scorso 8 marzo, che dichiarava l’Italia tutta zona rossa, con l’interdizione di movimento all’esterno del proprio comune di residenza, il governo Fakhfekh il giorno dopo ha annunciato l’interruzione di tutti i collegamenti marittimi con l’Italia e riducendo i collegamenti arerei a soli 3 aerei tra Tunisi e Roma un giorno la settimana, questa misura doveva essere in vigore fino al 3 aprile.

Ricordiamo che invece le misure da parte italiana rimangono in vigore fino al 4 aprile.

È quindi evidente che le misure drastiche del governo tunisino di interrompere i collegamenti con il primo partner commerciale e tra i principali investitori, siano solo un riflesso tardivo, una presa d’atto delle misure prese dal governo italiano, una delle potenze imperialiste più influenti nel paese insieme alla Francia. Parallelamente infatti sono avvenuti incontri tra il ministro degli esteri tunisini e l’ambasciatore italiano, francese e anche cinese (quest’ultimo ha annunciato che il suo paese invierà degli aiuti come già fatto per l’Italia).

A riprova di ciò fino a ieri i collegamenti aerei con la Francia, altro paese in cui i casi di contagio stanno aumentando, e altro paese in cui risiedono molti tunisini, molti di più che in Italia, sono stati solo limitati i collegamenti marittimi con Marsiglia ad una nave settimanale.

Un’altra misura blanda è stata quella di anticipare di 3 giorni le vacanze primaverili universitarie (lo scorso 11 marzo) dalla durata di 15 giorni anche se sono state estese a tutte le scuole di ordine e grado (quest’ultime hanno la stesse durata di vacanze ma con uno scarto di qualche settimana), non è escluso che il 30 marzo siano estese ulteriormente se la situazione sanitaria dovesse peggiorare in Italia, Francia e anche nella vicina Algeria in cui ultimamente sono stati registrati nuovi casi proprio al confine con la Tunisia.

Tutte le manifestazioni culturali, quali i festival primaverili in giro per il paese, promosse dal Ministero della Cultura sono state annullate, chiuso il grande complesso de La Città della Cultura nella capitale così come i cinema e i teatri.

Ad oggi i governatorati potenzialmente più a rischio di scoppio di un’epidemia sono proprio i 3 governatorati settentrionali ricordati precedentemente, Tunisi per ovvie ragioni è, come Milano in Italia, la regione che ha più intensi contatti con l’esterno in generale e in particolare con Italia e Francia, ma anche Mahdia da ormai 50 anni ha stretti legami con la Sicilia in cui sono emigrati migliaia di abitanti di questa regione notoriamente verso Mazara del Vallo, il trapanese ma anche a Palermo; data quindi la vicinanza e una fitta migrazione stagionale di familiari, questi tunisini che potrebbero essere stati contagiati in Italia, tornando in Tunisia potrebbero diffondere il contagio nel proprio paese d’origine.

Infine ieri sera vi era attesa per la conferenza stampa dal primo ministro Fakhfakh in cui avrebbe annunciato nuove misure straordinarie in vigore a partire da oggi e fino al 4 aprile che sono:

*La chiusura di tutte le frontiere marittime (anche il collegamento settimanale con Marsiglia è stato soppresso).

* La chiusura delle frontiere aeree con l’Italia (anche i 3 voli settimanali per Roma soppressi).

*Il mantenimento di un solo volo quotidiano tra la Tunisia e la Francia.

* Il mantenimento di un solo volo settimanale verso l’Egitto, la Spagna, il Regno Unito e la Germania.

* La sensibilizzazione di tutti i viaggiatori tunisini e stranieri al rispetto dell’autoisolamento al loro arrivo in Tunisia. (niente di nuovo)

*L’annullamento di tutte le manifestazioni culturali (provvedimento già preso pochi giorni prima dal ministero competente)

* La chiusura di tutti i caffè (in cui è vietato fumare la chicha, o narghilè, pena un’ammenda di 300dt), ristoranti, bar e discoteche a partire dalle 16. (misura blanda)

* La sospensione delle preghiere collettive compresa quella del venerdì (una semi-chiusura delle moschee).

* Partite sportive a porte chiuse.

* Chiusure di tutte le scuole di ogni ordine e grado, pubbliche e private comprese quelle straniere fino al 28 marzo.

Nel consiglio dei ministri di ieri vi sono stati dei piccoli scontri su alcune di queste misure, in particolare tra il ministro della salute e quello dei trasporti (entrambi dello stesso partito, Ennahdha) in cui il primo aveva chiesto di chiudere totalmente anche le frontiere aeree con la Francia.

Inoltre il direttore generale della salute, appartenente al ministero della salute, aveva chiesto anche la chiusura totale di caffè, bar e ristoranti nonché delle moschee.

Il primo ministro ha dichiarato pomposamente che si è passati prematuramente dalla fase due alla fase tre per guadagnare tempo e agire sulla prevenzione. Al di là dei toni trionfalistici è evidente che si tratta di un lieve approfondimento/estensione delle misure già prese, alcune rimaste identiche, circa le nuove decisioni riguardanti i luoghi pubblici come settore della ristorazione e luoghi di culto sono abbozzate timidamente.

Inoltre non si è fatta parola delle frontiere terrestri tra Algeria e Libia che presumibilmente resteranno aperte e, cosa più importante, non una parola circa i luoghi di lavoro come fabbriche e settore agricolo in cui i lavoratori già si trovano in condizioni precarie di salute e sicurezza. In realtà Fakhfakh come il suo omologo italiano Conte, tra le righe ha elogiato lo sforzo dei lavoratori, facendo intendere che la produzione debba andare avanti e che la salute nonchè i diritti di operai e contadini non sono contemplati dalle misure del governo.

Non un accenno inoltre a quanto richiesto dai sindacati di base del settore della sanità che ormai da settimane stanno rivendicando assunzioni nel settore sanitario pubblico e massicci investimenti finanziari pubblici ritenendo totalmente insufficienti i 4 milioni di dt già accordati nonchè la linea generale del governo tunisino.

Date le condizioni specifiche del paese oltre alla chiusura delle frontiere sarebbero necessari ben altri provvedimenti come evidenziato da un Comitato Popolare di recente formazione comprendente, medici, scienziati, giornalisti e accademici, sorto proprio come risposta proletaria e popolare alla gestione della crisi da parte della borghesia burocratica tunisina . In un comunicato pubblicato ieri sintetizzano e annunciano la loro azione e contributo,  nei giorni a venire in 3 punti:

1) livello di prevenzione e di conoscenza: tramite un’informazione popolare circa la prevenzione, la natura scientifica del fenomeno e la sua comprensione tra i vasti settori delle masse popolari.

2) livello di solidarietà sociale: denunciando le condizioni della sanità e contemporaneamente supportando attivamente i settori poveri delle masse con assistenza sanitaria e fornitura di materiale medico.

3) livello economico e politico: oltre ai finanziamenti richiesti, richiesta anche di una tassazione straordinaria per gli investitori nel settore della sanità, in particolare alle case farmaceutiche, finanziamento ai piccoli contadini e produttori per garantire i beni di prima necessità sul mercato locale.

A tutto cio’ i firmatari aggiungono che va contrastato l’emergere di attitudini razziste correlate al fenomeno (in particolare verso cinesi e soprattutto italiani n.d.a.).

Come dimostra questa iniziativa e tutto l’andazzo della vicenda in Tunisia e nel mondo, anche l’attuale pandemia è terreno di lotta di classe.